L’Alternative

Par économie, désir d’innovation, ou peut être par écologie les street artists font aujourd’hui appel à de nouveaux médiums, un peu plus dans l’air du temps. On assiste ici à la mise de coté totale de la bombe de peinture. Ils vont manipuler de la mousse, utiliser du papier ou dessiner dans l’environnement déjà existant. Un street art nouveau, discret et surprenant. Souvent réalisé par des artistes qui se servent de la rue juste comme d’une vitrine supplémentaire et qui réalisent beaucoup d’œuvres dites « exposables ». A propos de Street Art Environnemental Jesse Graves produit probablement l’un des meilleurs exemples, il utilise des pochoirs et fait des œuvres avec de la boue ! Avec souvent pour thèmes l’environnement et sa sauvegarde.

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© Jesse Graves

Les artistes sont de plus en plus imaginatifs dans la recherche de ces nouveaux médiums. Anna Garforth, artiste britannique, réalise des œuvres murales en mousse. (œuvre) En ce temps où il fait bon être écologiste elle se voit même commissionner des œuvres par la ville de Londres.

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© Anna Garforth 2013

Elle n’est pas la seule à sculpter la mousse, de petites entreprises proposent de créer à la demande le motif de son choix en mousse, comme des logos, pour signifier son à travers ce dessin en 3D vert, son intérêt pour le développement durable. La sculpture de mousse semble à la portée d’a peu près n’importe qui, main verte ou pas. Le site Ufunk propose la ‘recette’ de ce green moss graffiti. Anna Garforth ne se cantonne à la mousse, la ville de Londres lui à également commandé, Love Your Street, entièrement réalisée avec des pyramides de feuilles des pages jaunes anglaises. Une façon de recycler, parce qu’il faut se l’avouer, plus personne ne se sert d’un annuaire.

Mademoiselle Maurice, elle, va appliquer un de ses talents, celui de l’origami, à la rue. L’ingéniosité de ses œuvres règne non pas dans la complexité de son pliage mais dans celle de l’assemblage de ces petits objets de papiers colorés. Une délicatesse assez inattendue dans la rue. Il s’agit d’une installation très éphémère qu’une averse peut déliter en peu de temps.

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© Mademoiselle Maurice 2013

Et puis il y a ceux qui sculptent dans leur environnement, qui creusent pour faire apparaître les images. Comme Strook qui dessine sur des murs de mousse déjà existante avec un nettoyeur a haute pression, laissant apparaître son motif. Il a ainsi réalisé une fresque pour le centre artistique STUK en Belgique.

Quant à Vhils, il  réalise des œuvres faisant partie intégrante du mur. A coup de burin ou de perceuse il attaque le mur pour laisser apparaitre ses couches sous jacentes et former une image. Un travail de grande envergure et de finesse !

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 © Vhils

Cet art quelque peu différent du street art habituel, répond aux mêmes problématiques. Ephémère, sensible, personnel, et inscrit dans le paysage urbain. L’art de rue n’est plus l’apanage des graffeurs de lettres. L’artiste n’a plus besoin de vivre caché et de faire partie d’un crew. Le street art a grandi et évolué, il attire des artistes aux nouvelles envies et aux nouvelles méthodes. C’est un peu ce que prône le mouvement Graffuturism crée par le graffeur Poesia. Qui cherche à montrer que le graffiti ce n’est pas que du lettrage mais aussi la beauté du mouvement, l’élan dynamique de la forme. Quitte à abandonner le mur pour le cadre.

(Voir l’article sur l’entrée du Street Art dans le musée ici)

Tempérance Cole

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